Le point G

Le "point G" existe-t-il ?

C’est en 1950 qu’un médecin allemand a décrit une zone mystérieuse et particulièrement sensible au niveau du vagin, qui gonflerait et serait responsable d’une émission de liquide en cas d’excitation extrême. Ce médecin se prénommait Ernst  Grafenberg, et ce qui inspira plus tard le nom de « point G » à cette zone.

Cette découverte remis au goût du jour ce que 50 ans plus tôt Freud énonçait : des femmes vaginales et des femmes clitoridiennes. Or, la révolution sexuelle et la montée du féminisme ont mis de côté le point G, sous prétexte que les femmes aussi avaient le droit de se masturber le clitoris.

Durant les années 80 et 90, sexologues, médecins et féministes s’affrontent sur l’existence réelle de cette zone. Certains pensent qu’il s’agit d’un point ou bouton miracle sur lequel il suffirait d’appuyer pour atteindre systématiquement l’orgasme vaginal, et d’autres continuent à nier son existence.

Très récemment encore, une sérieuse étude anglaise remettait en doute son existence. Alors, qu’en est-il réellement ? Existe-t-il ce fameux « point G » ?

Et bien la réponse est oui, il existe bien ! Seulement, le vagin n’est pas une zone très sensible, comme peuvent l’être le clitoris ou l’anus.

Effectivement, quand une femme s’explore, elle ressent bien que certains endroits de son vagin ne sont pas très sensibles, notamment ceux en regard du rectum (vers l’arrière). En fait, si elle s’explore bien, elle s’apercevra qu’il existe 2 zones potentiellement érogènes et donc excitables : le fameux point G, et une zone dans le fond du vagin au niveau du col de l’utérus. La première est plus stimulée en se masturbant,  alors que la seconde l’est beaucoup plus au moment de la pénétration.

Tout dépend alors de la capacité qu’a chaque femme à se connaître, se caresser et se masturber, afin de trouver en elle les meilleures zones érogènes.

Cependant, le point G est bien une entité anatomique. Quand il est bien stimulé, il peut donner des orgasmes différents : souvent plus longs et plus intenses. Il faut donc une bonne excitation préalable, autrement, l’effet risque d’être inverse : une sensation désagréable et une forte envie d’uriner.

Car le point G se situe au niveau du premier tiers du vagin, sur la face antérieure de celui-ci : il suffit donc simplement de rentrer 1 ou 2 doigts dans le premier tiers (peu profondément) et de les tourner vers le haut du corps (vers la vessie). Le massage de cette zone peut alors être divin. D’ailleurs, certains sextoys sont spécialement conçus pour stimuler le point G.